COMPTE RENDU DU SEMINAIRE MENSUEL DE L’ATELIER DE RECHERCHE SUR L’EDUCATION AU BURKINA FASO (AREB)

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Le vendredi 29 janvier s’est tenue dans la salle de réunion de l’Institut des Sciences des Sociétés (IN.SS)

, la première rencontre de l’année civile 2016 de l’Atelier de Recherche sur l’éducation au Burkina Faso (AREB).

Présidée par le Coordonnateur de l’AREB, la rencontre a débuté à 15h30 et s’est terminée à 18h00.

Avant tout propos, le Coordonnateur a déroulé l’ordre du jour relatif aux points suivants :

- Présentation des Statuts de l’AREB ;

-Communication sur le thème : La Stratégie nationale d’éduction inclusive au Burkina Faso » ;

-Informations diverses.

La présentation du document des Statuts de l’AREB s’est focalisée à la présentation de ses principaux axes, notamment le statut juridique (rappeler le statut valable pour tout ce qui suit), les objectifs poursuivis, orientations, l’organisation interne, les conditions d’adhésion et la gestion de la structure.

En outre, c’est à la fin de sa présentation que le Président de séance a nommé les personnes désignées par les différentes Universités, Centres et Instituts de recherche, ONG et associations pour constituer le Comité d’orientation scientifique (COS) de l’AREB.

A ces propos, les participants ont suscité des questions et émis des observations. A la suite du Président de séance, c’est monsieur Félix COMAPORE qui est intervenu, en demandant au Président de séance s’il était possible pour tout le monde d’adhérer à l’AREB surtout, si l’éducation ne constitue leur domaine de prédilection.

A cette question, le Coordonnateur a répondu par l’affirmative.

A la fin de son exposé, le Coordonnateur a souligné que l’AREB reste ouvert aux manifestations de communication de la part des étudiants doctorants.

Il a ensuite passé le témoin à monsieur Félix COMPAORE pour sa communication. Ainsi, après une présentation de ses travaux, le communicateur a procédé à l’ouverture des échanges sur les résultats et les méthodes de travail (sur quoi).

Le premier à intervenir a été Maxime COMPAORE qui a souligné que l’éducation inclusive constitue un point sensible du système éducatif burkinabè (rappeler succinctement les arguments).

Après l’intervention de monsieur Maxime Compaoré, c’est madame Lydia ROUAMBA qui est intervenue. Elle a soulevé l’inquiétude sur la pertinence même de l’éducation inclusive au Burkina Faso, au regard du nombre déjà élevé d’enfants non handicapés qui restent non scolarisés.

Monsieur Oumarou GUIGMA de la Commission nationale pour l’UNESCO, en réponse à la préoccupation de madame Lydia ROUAMBA a apporté son expérience personnelle qu’il a vécue quand il était professeur d’Histoire-Géographie dans un lycée provincial du Burkina Faso (rappeler en résumé cet exemple). Il tire la conclusion selon laquelle, l’éducation inclusive lorsqu’elle est bien menée par les acteurs et bien comprise par les populations, elle apporte des résultats probants.

Monsieur Christophe HIEN a aussi partagé l’avis de monsieur Oumarou GUIGMA en mettant l’accent sur des expériences vécues en tant qu’enseignant également.

Monsieur François SAWADOGO dans son intervention a insisté sur la nécessité de l’implication d’un package de spécialistes (cognitivistes, inspecteurs, etc.) à mobiliser et à former pour la réussite de la politique nationale d’éducation inclusive.

Madame Pauline SODRE/COMPAORE pour sa part indique que l’éducation inclusive telle qu’elle est conduite au Burkina Faso reste un dialogue de politique qu’une véritable démarche d’inclusion. Cette dernière intervenante propose de trouver un cadre idéal de socialisation et d’éducation inclusive. Elle recommande par exemple la création d’une (1) à deux (2) classes par école pour y recueillir les enfants handicapés et les associer aux enfants non handicapés à travers une cours unique de récréation.

Monsieur Firmin NANA a posé deux (2) questions au communicateur à savoir :

-        Est-ce que l’éducation est une politique nationale du Burkina Faso ou une injonction internationale ?

-        Quelle est le rendement externe de l’éducation inclusive ?

Monsieur Mamadou Lamine SANOGO pour sa part est intervenu pour soulever des inquiétudes dont la principale était : Est-ce que les enfants burkinabè à l’école française ne sont pas déjà des handicapés ?

Il a poursuivi en indiquant que les acteurs politiques en charge de la politique de l’éducation inclusive prennent l’exemple dans d’autres contextes tels que l’éducation islamique à travers les foyers coraniques.

Après un tour de table ponctué de réactions, de questions, de témoignages et de contributions, le Président de séance a ensuite donné la parole au communicateur pour réagir face aux différentes interventions.

Il a de prime à bord tenu à préciser que l’éducation inclusive est différente de l’éducation spécialisée. Ensuite, le communicateur a apprécié l’intérêt que les uns et les autres ont porté au sujet qu’il a présenté.

Dans le même sillage que le communicateur, Monsieur Claude DALERA a souligné que l’inclusion n’est pas l’intégration par rapport à la classe mais le rapport aux résultats et aux effets. Il suggère qu’on inclut la question de la recherche dans l’éducation inclusive afin de détecter et de mesurer les degrés de déficience et l’ampleur du public concerné par les différentes typologies de handicap.

Monsieur Amadé BADINI a insisté qu’au Burkina Faso l’exclusion commençait à la base (dans les familles,...). Il précise qu’en plus de ces problèmes de base, viennent s’ajouter des obstacles socio-politiques, des obstacles socio-professionnels. En guise de témoignage, il est revenu sur une politique que les ONG et associations avaient mise en place il y a un certain temps dans les écoles inclusives. Il note que ce sont les parents des élèves normaux qui y avaient conduit les enfants qui les ont par la suite retirés. Il recommande qu’on interroge la loi d’orientation de l’éducation pour voir si elle n’est pas contre l’éducation inclusive car, pour lui, il ne s’agit pas de gommer les différences mais de faire de sorte que chacun se sente mieux dans ce qu’il est et soit utile à la société. Pour sa part, les enfants de la rue sont à prendre en compte dans l’éducation inclusive. Monsieur BADINI termine son propos en soulignant que l’Etat burkinabè est conscient qu’il ne peut pas aboutir à l’éducation inclusive universelle avec les moyens de l’heure.

Monsieur Maxime COMAPORE, toujours dans le cadre des contributions et réactions, a témoigné d’une expérience qu’il a vécue à Bordeaux. Il s’agit d’un enfant autiste intégré dans une classe classique avec des difficultés énormes. Il parvient à la conclusion que l’éducation inclusive nécessite beaucoup de moyens.

Toutes les interventions et avis étant épuisés, il a été demandé au communicateur de répondre aux dernières préoccupations et de conclure la phase des débats. Celui-ci est revenu, dans l’ensemble, sur le fait que l’éducation inclusive sert à tirer de l’école toutes les commodités pour permettre au handicapé d’être une personne socialement reconnue. A la question de monsieur Firmin NANA, le communicateur soutient qu’en dépit des engagements internationaux en faveur de l’EI, on allait y arriver à l’EI au Burkina Faso.

Le Coordonnateur de l’AREB, en sa qualité de Président de séance dans ses propos de clôture a indiqué qu’il s’agit d’un thème d’actualité, ce qui justifie les débats nourris des participants. Il a ensuite livré des informations diverses. Il s’agit de la démarche de partenariat concluante engagée entre AREB et ses partenaires tels le NORRAG et l’AFD.

Enfin, relevant que tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été épuisés, il a remercié le communicateur et l’ensemble des participants qui se sont massivement déplacés pour ce premier mensuel de l’AREB en cette année 2016.

 

Le rapporteur                                                                                                                                               Le Président de séance

KABORE Amado                                                                                                                                              COMPAORE Maxime 

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